En 2015, le gel tarifaire avait été instauré et imposé par l’État. Il a pris fin en 2023 et relance donc le phénomène d’augmentation annuelle notamment du côté des tarifs des péages autoroutiers. Cette année, en 2024, l’augmentation est de 3% après avoir été de 4,75% en 2023.
Que justifie cette augmentation ?
Chaque année, la révision des tarifs est réfléchie entre l’État et les concessionnaires. Au 1er février, les automobilistes se verront payer 3% supplémentaires une distance effectuée sur un axe autoroutier. Cette évolution de tarif s’explique ainsi : les concessionnaires autoroutiers se basent sur le taux d’inflation constaté durant l’année qui la précède et réajustent leurs tarifs en fonction de celui-ci. L’augmentation se traduit également par les investissements des sociétés autoroutières. A savoir, qu’au terme de ces réflexions, l’État et plus particulièrement le ministère des Transports est décideur définitif et valide ces évolutions tarifaires chaque année.
3% sur toutes les autoroutes françaises ?
Non. L’augmentation de 3% vient globaliser le pourcentage total des autoroutes françaises. Selon les régions, chaque société autoroutière peut appliquer sa propre hausse.
En 2024, les augmentations sont les suivantes sur les réseaux français :
- A’lienor (A65) : + 4,31 % ;
- APPR (A5, A6, A42, A71, A75) : + 3,02 % ;
- AREA (A43, A48, A49) : + 3,04 % ;
- ASF (A7, A10, A61, A62, A64, A89) : + 2,70 % ;
- Cofiroute (A10, A11, A85) : + 2,70 % ;
- Escota (A8, A50, A51) : + 2,70 % ;
- Sanef (A1, A4, A16, A26) : + 2,79 % ;
- SAPN (A13, A14, A29) : + 3,08 %.
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