Rétro : Westfalia James Cook 1982, un ami de 40 ans

Sur bien des points, l’apparition du Westfalia James Cook marque un tournant dans l’histoire du véhicule de loisirs. La rencontre avec celui de Martine et Dominique, compagnon de voyage avec lequel ils cheminent depuis plus de 40 ans, nous permet d’en retracer l’histoire et de percevoir l’influence de cet emblématique modèle sur l’évolution des fourgons aménagés.

  • Westfalia James Cook 1982 © Eric Montgobert
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  • Le James Cook de 1986 dispose d'une cuisine en L, plus grande. © Eric Montgobert
  • Rarissime à l'époque, le James Cook propose une véritable salle d'eau. © Eric Montgobert
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  • Qui a dit que mes véhicules de loisirs ne roulaient pas beaucoup ? © Eric Montgobert
  • Westfalia James Cook 1982 © Eric Montgobert
Westfalia James Cook 1982 © Eric Montgobert
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Le James Cook de 1986 dispose d'une cuisine en L, plus grande. © Eric Montgobert
Rarissime à l'époque, le James Cook propose une véritable salle d'eau. © Eric Montgobert
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Qui a dit que mes véhicules de loisirs ne roulaient pas beaucoup ? © Eric Montgobert
Westfalia James Cook 1982 © Eric Montgobert

Hors de question de préserver leur James Cook sous cloche ! Si entretien et réparations sont faits sans attendre et de manière méticuleuse, Martine et Dominique ne font pas dans la collection, plutôt dans l’utilisation. Leur fourgon en garde d’ailleurs quelques stigmates, avec une jolie patine et quelques accrocs ici et là… Autant de preuves que ce Westfalia de 1982 continue d’enfiler les bornes comme des perles : plus de 550 000 km au compteur. Qui a dit que les véhicules de loisirs ne roulaient pas beaucoup ?

Qui a dit que mes véhicules de loisirs ne roulaient pas beaucoup ?
Qui a dit que mes véhicules de loisirs ne roulaient pas beaucoup ?
© Eric Montgobert

Mais revenons plus en détail sur l’histoire du James Cook et de son fabricant, Westfalia. Les origines de la marque remontent au XIXe siècle, avec une forge fondée en 1844 par Johann Bernhard Knöbel à Klingel-Brink, dans la région allemande qui lui donnera son nom, la Westfalie. Il y construit, entre autres, des voitures hippomobiles. Dans les années 1950, ses descendants transforment un premier Volkswagen Combi, à la demande d’un officier anglais. L’aménagement deviendra rapidement l’activité principale de Westfalia qui, au milieu des seventies, est devenue aménageur avec un grand A. C’est à cette période que débutent les études préliminaires d’un nouveau véhicule de loisirs à partir d’une page blanche et, surtout, d’une nouvelle base, le Mercedes TN. Déjà une révolution en soi car il s’agit, ni plus ni moins, du premier utilitaire développé par la marque à l’étoile, son prédécesseur étant un Tempo lancé en 1949 et rebadgé à l’occasion du rachat par la marque. Un véhicule moderne qui commence sa carrière en 1977, non seulement dans les concessions de la firme, mais également sous les atours du James Cook, Westfalia ayant anticipé en entreprenant les études préliminaires l’année précédente. Pour la première fois, l’aménageur allemand s’attaque à un fourgon – et non pas à un van – qui plus est sur une nouvelle marque.

© Eric Montgobert

Rare à l'époque, une douche dans un fourgon !

Le James Cook adopte le châssis intermédiaire (5,26 m de long) ainsi qu’une rehausse en polyester portant la hauteur extérieure au-delà des 3 mètres, pour 2,20 m à l’intérieur. En partie avant, si les sièges de cabine ne sont pas pivotants, les deux assises route arrière, placées dans le prolongement du passager, sont modulables à l’envi : elles se déplient façon clic-clac, celui plus avant est, de plus, coulissant et peut s’installer face ou dos à la route. Côté conducteur, c’est un large sofa transversal qui occupe l’espace. Un simple mouvement d’avant en arrière le débloque pour mettre assise et dossier à plat et ainsi constituer, avec les sièges individuels, un vaste couchage de 170 par 192 cm. Simple et efficace. La rehausse, quant à elle, cache un lit de capucine en trois parties qui se déplient suivant des guides creusés dans les parois. Le Grand California n’a rien inventé… Mais là où le James Cook a largement innové à sa sortie, c’est en proposant un véritable cabinet de toilette indépendant.

Rarissime à l'époque, le James Cook propose une véritable salle d'eau.
Rarissime à l'époque, le James Cook propose une véritable salle d'eau.
© Eric Montgobert

Reléguée à l’arrière gauche, la pièce est cachée derrière une porte et comporte, dans un caisson monocoque en plastique moulé, douche, vasque et robinet. Une véritable révolution, qui entraîne cependant la condamnation de la porte arrière gauche. Celle de droite s’ouvre sur la cuisine avec réchaud à gaz deux feux et évier en acier émaillé, sous lequel se loge le réfrigérateur. Le reste de l’espace est consacré aux rangements, sans oublier les coffres sous les sièges et sofa. L’ensemble est pratique et agréable, offrant le succès au James Cook. Le modèle évoluera en 1986, adoptant alors une cuisine en L – qui revient à l’arrière, et condamnant la deuxième porte – ainsi que deux banquettes face-face à la place du sofa (les sièges indépendants disparaissent à cette occasion).

Le James Cook de 1986 dispose d'une cuisine en L, plus grande.
Le James Cook de 1986 dispose d'une cuisine en L, plus grande.
© Eric Montgobert

Il sera remplacé par une deuxième mouture, dix ans plus tard, cette fois sur Mercedes Sprinter, base qui deviendra, chez Westfalia, indissociable du James Cook… jusqu’aux modèles actuels.

Martine et Dominique ont acheté le leur d’occasion, en 1983, pour remplacer le Bedford auto-sleeper, devenu trop juste pour ces amateurs qui aimaient voyager en van avec leurs enfants. Tous ensemble, ils ont sillonné la France, bien sûr, mais également le Maroc, la Grèce, la Scandinavie. Aujourd’hui encore, plus de 40 ans après le premier voyage, ils continuent de partir avec. Mais plus aussi souvent, car leurs descendants, devenus grands (et parents…), n’hésitent pas à leur chiper régulièrement cet ami de la famille.

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